mardi 15 octobre 2013

Le Bresil enfin !


Enfin, parce que cela fait des années que nous voulons nous y rendre, mais j'étais retissant à cause des problèmes de sécurité.
Après notre traversée de l'Amérique Centrale, l'année dernière et le fait que nous serons 4 je suis un peu plus rassuré, mais pas complètement.


 
Vendredi 18 octobre

Paris -> Salvador de Bahia

Pour prendre un avion à 6h30 du matin, il faut se lever tôt !

Hélène et Jo qui font ce voyage avec nous passent nous prendre en taxi. L’avantage à cette heure là c’est qu’il n’y a pas de circulation et en 15 mn nous sommes à Orly dans le brouillard !

L’enregistrement à la TAP est particulièrement rapide cela nous change de la pagaille que nous avons vécu avec Air France à Roissy lors de notre départ pour Budapest.

Le décollage se fait avec 30 mn de retard à cause du brouillard, pas grave nous avons encore 2h30 à attendre à Lisbonne, que nous occupons à déguster des « pastei de nata »

Le vol pour Bahia est de 9h c’est long !

Je passe le temps à lire et à regarder la progression de notre avion sur la carte du monde : les côtes marocaines , la Mauritanie, le Cap Vert, la traversée de l’Atlantique, les côtes du Brésil et Bahia. Nous suivons la ligne de l’Aéropostale. Je me souviens des lectures que j’ai faites sur la création de cette ligne mythique.

A l’arrivée les formalités de douanes sont longues car les brésiliens passent avant les touristes, c’est je crois ce qui s’appelle la préférence nationale !

Le taxi que nous avons commandé est bien là et en 45 mn nous rejoignons notre hôtel : le Bahia café.

En cours de route nous passons dans des quartiers de grands centre commerciaux, des tours d’habitations de plus de 30 étages, en bon état quand ils sont neufs, couvert de moisissures  quand ils ont plus de 3 ans !

Le centre de Bahia se trouve sur plusieurs petites collines couvertes de maisons de plus ou moins en bon état, sauf la partie historique où la plus part ont été rénovées.

Ce qui est le cas du Bahia café : deux anciennes maisons bleues sur la place de Sé.

Nous sommes  vraiment au centre.

La nuit tombe vite à 17-18 h nous faisons un tour pour découvrir notre environnement et manger un morceau.

A tous les coins de rue il y a un policier avec gilet pare-balles, radio, pistolet…Cela donne au moins l’illusion de la sécurité. A l’hôtel la réception nous a dit que le quartier était sûr jusqu’à 22h

Comme nous sommes fatigués nous n’avons pas l’intention de trainer très longtemps.

Nous dînons par hasard dans un restaurant qui a quelques tables dans une petite rue, la caipirinha nous est offerte et nous mangeons une sorte de bouillabaisse locale excellente.

Les plat sont préparés dans une cuisine au premier étage et descendus par la fenêtre dans la rue dans un panier fixé au bout d’une corde !

Allez, il est l’heure d’aller se coucher nous nous sommes levés à 4h et il est 2h du matin à Paris

 

Samedi 19 octobre

Découverte de Bahia



 
Nous sommes réveillé tôt et en profitons pour faire un tour en ville, qui est très calme.
A 7h30 nous rejoignons nos amis sur la terrasse qui surplombe la place de Sé et la mer au loin.
Excellent petit déjeuner avec, en particulier, différents gâteaux maison.

Nous essayons ensuite de réserver nos billets d’avions pour Manaus, nous n’y arrivons pas. Le propriétaire de l’hôtel , un belge, essaye de nous aider mais sans succès.




Nous commençons donc tardivement la visite de la vieille ville : l’église de XXX et son splendide retable dont nous ne verrons qu’une photo car il est en restauration derrière une bâche.. Nous avons plus de chance avec la sacristie, immense et grandement meublée.


En nous dirigeant vers la prochaine église nous trouvons une agence de voyage, qui peut nous faire nos billets, mais il faut payer en liquide et payer une commission ! Nous n’avons pas le choix ! Heureusement il y a un DAB juste en face 
Après cet intermède financier, nous retournons à notre soif de culture : deux églises côtes à côtes dédiées à Saint François.
La première pour l’ordre tertiaire, est surtout remarquable par son cloitre couvert d’azulejos et qui ont la particularité de représenter Lisbonne avant le tremblement de terre de ??? C’est une des rares images de la ville à cette époque.

 
Dans la deuxième nous sommes impressionnés par l’exubérance des sculptures, la surcharge de dorures. 800 kg d’or aurait été nécessaires pour couvrir toutes les vierges, les angelots, les saints…


Nous voulons continuer par XXX mais elles sont fermées pour cause de préparation de la fête qui doit s’y dérouler le lendemain. Nous les visiterons plus tard.
Pour déjeuner nous nous arrêtons dans une cantine où l’on paye en fonction du poids de la nourriture prise au buffet : 2,45 Real les 100 g ! (0,60 €)
L’après midi je reste dans ma chambre à me reposer ; je suis fatigué par une petite grippe qui ne veux pas me lâcher depuis une semaine. Mes amis vont faire un tour dans la ville basse et en reviennent déçus : rien à voir.
A 18h il fait déjà nuit et les illuminations donnent un nouveau aspect à la vieille ville

 
 
 
 

Dimanche 20 octobre
Bahia -> Morro de San Paolo  

 
Le petit déjeuner est toujours aussi agréable !
Nous laissons le gros de nos bagages à l’hôtel.  A quelques pas il y a un ascenseur qui permet de rejoindre le port.

 

 
 
Un vieux hall peint en bleu fait office de gare maritime.
Beaucoup de monde embarque avec bière, provision, barbecue et charbon de bois, sans doute pour un piquenique quelque part dans la baie.
Pour nous ce sera un gros catamaran à moteur.
Deux heures de traversée avec une grande houle, pas désagréable.
En arrivant à Morros de Soa Paulo nous apercevons d’abord un vieux fort entouré de végétation, puis une jetée où nous accostons. En face une vieille porte donne accès au village par une rampe abrupte.
 
De nombreux porteurs transportent les bagages dans des brouettes marquées : taxi !
Une fois en haut de la rue principale, descente vers la première plage. Nous nous mettons à la cherche d’un hébergement. Notre choix s’arrête rapidement sur la posada Aroeira : piscine, chambre avec vue mer, balcon équipé d’un hamac…
 
Nous partons faire le tour des plages et de leurs habitants !
Sable très fin, eau plus chaude que l’air, rochers au large où se brisent les vagues, plein de petits restaurants et bars tout le long… une carte postale de vacances.



Nous déjeunons sur le bord de mer

Les vacanciers sont principalement brésilien, je remarque surtout les femmes qui quelque soit leurs mensurations, de plutôt généreuses à très généreuses, sont en bikini tout ventre et bourrelets dehors.

Je suis injuste, il y à aussi de très jolies filles, mais elles sont plus rares.

Le soir dîner chic dans une maison ayant plus de 400 ans.


 

Lundi 21 octobre 13
Morro de Sao Paulo
Visite de l’île : le fort,

le point de vue dominant notre plage,

 la vieille fontaine,

 les quartiers populaires et encore des plages…
Balades, repos, baignade…

Le soir dégustation de cocktails à base de fruits sur la plage.

Dîner au Bouddha Beach d’une pizza.



Pas de message pendant une semaine car : pas d’internet dans la jungle, nous avons eu besoin des ordinateurs pour nos réservations d’avions et cela nous a pris énormément de temps. Dernière raison, j’ai été assez malade pendant toute la semaine.

Comme tout va mieux maintenant je vais essayer de rattraper le temps perdu !
 
 
 

 

 


Mardi 22 octobre

Morro de Sao Paulo -> Bahia
Pour notre dernière journée nous faisons une longue promenade sur les plages, qui sont de plus en plus désertes au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la ville.
Nous récupérons nos bagages à midi et cherchons un endroit pour patienter jusqu’à l’arrivée du bateau. Ce sera une terrasse surplombant la place principale, nous partageons une grillade.
A 14h30 nous descendons sur la jetée pour attendre notre embarcation.
Le représentant de la compagnie nous fait comprendre que le trajet ne sera pas direct. Le catamaran ne peut venir ici, problème de mer ? Nous ne comprenons pas bien.
Ce qui est clair c’est que nous montons dans une petite embarcation. A la vitesse où elle va nous ne sommes pas arrivés avant demain matin !
Nous débarquons au bout de ¾ h pour prendre un bus, cela nous permet de voir le paysage : collines, forêts, vaches…
Au bout d’une heure et demie nous sommes en face de Bahia.
Un bateau bondé nous attend, nous nous demandons s’il ne va pas à Lampedusa !


Belle traversée avec le jour qui s’estompe au profit de la nuit, tout en passant entre de gros bateaux ancrés dans la baie..
Nous arrivons enfin à notre agréable Bahiacafé.
Dîner sur la place principale et nous finissons notre soirée en cherchant et réservant un hôtel à Manaus notre prochaine destination.
 
Mercredi 23 octobre
Bahia
Pour notre dernière journée à Bahia nous visitons le quartier de San Antonio où la rue du même nom est un alignement de maisons début du XXème. La plupart joliment rénovées et transformées en maisons d’hôtes. Nous rentrerons dans l’une d’elles pour prendre un café et faire une agréable pause  en dominant le port.
Nous visitons ensuite, l’église du Carmel où se trouve un Christ dont les stigmates et les gouttes de sang sont composés de 2000 rubis, la couleur des nuances de la chaire finement reproduite ! C’est d’un réalisme étonnant.

 
 
Nous croisons les bahianaises et leurs vêtements typiques
 

Une dernière vue du Bahiacafé
 


Nous ne traînons pas trop car nous devons nous lever tôt demain matin pour prendre l’avion pour Manaus.
Un mot sur nos soucis d’achats de billets d’avions.
Nous avions décidé de les acheter sur place car il y a plus de possibilité, certaines compagnies locales n’étant pas en vente en France,
Un fois sur place gros désenchantement : rien ne se passe comme prévu : peu de billets disponibles, chers, horaires épouvantables…..
Pour le Bahia ->  Manaus décollage à 5h du matin vol dit «  direct » mais en réalité il fait 3 escales le côté « direct » c’est que nous ne sortons pas de l’avion pendant les 9h de trajet !
 
Jeudi 24 octobre
Bahia -> Manaus
Quittons l’hôtel à 3h, pas de circulation, heureusement, car le taxi ne s’arrête pas aux feux rouges !
Survolons et atterrissons successivement à Recife, Fortaleza, Bélem, grandes villes  couvertes de tours vertigineuses.
Arrivés épuisés à Manaus. Hôtel Go Inn sympa, mais tout est fermé c’est le jour anniversaire de la ville et donc férié !
Nous dénichons tout de même 3 agences organisatrices de tours en Amazonie. L’une nous convient : 160 Reals / j /personne (après discussions) mais surtout nous partons demain matin.
La nuit tombe nous prenons une caipirinha à la terrasse de l’African House, en face du fameux opéra.


Opéra autrefois perdu au milieu de la jungle alors que maintenant c’est plutôt au milieu des immeubles !
 
Le retour à l’hôtel est rude car la caipirinha était chargée !
 
L’après midi, pendant que nous étions tous dans notre chambre, à toujours chercher ces maudit billets d’avions, je me suis mis à frissonner de partout très violemment. 
 

Vendredi 25 octobre

Amazonie

Nous sommes amené au port, nous découvrons l’Amazonie, immense, à peine apercevons  nous l’autre bord. Une multitudes d’embarcations de toutes sortes et de toutes tailles naviguent du petit bateau à moteur, au cargo de haute mer en passant par de grosses barges.
 




Un hors bord rapide nous emmène au milieu du fleuve où se rencontre les eaux de deux rivières, les unes noires et les autres ocres, elles mettrons des km à se mélanger. Etonnant !


Une heure de mini bus dont la moitié de piste de latérite, encore une demi heure de bateau et nous arrivons enfin à notre campement. Quelques bungalow en bois confortablement installés. Dans le bâtiment principale : salle commune et au dessus dortoirs en lits ou hamacs.

 
 
 
 
 
 

Déjeuner puis départ pour une excursion. Comme je ne suis pas bien je reste à me reposer.

Ils ne verrons que quelques fugitifs ailerons de dauphins d’eau douce.

 

Le soir sortie pour voir les caïmans. Notre guide en trouve un tout petit mais avec dejà de belles dents.

 
 

Je passe une mauvaise nuit toujours mal partout et de la fièvre.

Françoise et Hélène qui s’inquiètent de mon état et se sont mises en tête de faire un diagnostique en tenant compte bien sûr de toute la rigueur scientifique dont elles sont capables : je suis allergique au Lariam ! Je me demande si ma fièvre ne va pas empirer rien qu’à entendre cela.

 


Samedi 26 octobre

Mal dormi, pas faim !

Promenade en forêt, le guide nous montre quelques arbres et nous en indique les vertus médicinales, dommage il n’a rien pour mon cas !

 
 

Après midi pêche aux piranhas. Impressionnant comme ces petites bêtes vous mangent le morceau de viande bien attaché à l’hameçon !  En plus ils sont plutôt beaux avec leurs ventres rouges.

 
 
 
 

Il parait que nous les mangerons demain midi ! 

Quelques vues du fleuve

 
 

Le soir dodo à 19h. les nuits dans la jungle ne sont pas folichonnes !

Je me réveille à 4 h du matin et ensuite passerai une très mauvaise nuit.

 

Dimanche 27 octobre

Comme les jours précédents pas d’appétit et pas en forme mais je vais quand même faire l’excursion de ce matin : approche des habitants de la région.

 
 
 
 
 

Une heure et demie de navigation au ralenti, toujours les même hautes berges avec une construction en bois tous les 200m sinon rien ! Le tout sous un soleil de plomb !

A l’arrêt visite d’une de ces maisons, cuisine bien équipée : gazinière, congélateur, et machine à laver le linge, ce n’est vraiment pas utile de passer 3h en bateau pour voir ça ! J’oubliais il y avait aussi un peu à l’écart une installation pour préparer le manioc mais c’était une ruine qui n’avait pas servie depuis au moins 5 ans.

Retour à Manaus sur une piste devenue une patinoire après la pluie de ce midi.

Le soir je reste au lit pendant que mes amis vont dîner en ville. .


En conclusion cette « expédition » en Amazonie n’a aucun intérêt !

Pas d’animaux, quelques oiseaux, pas d’aras ni de toucan, mais nous avons eu de la chance nous avons entendu le claquement de son bec !

Visite chez l’habitant nul !

Seul chose que je retienne c’est la pêche au piranhas.

De plus le détour pour aller à Manaus coûte très cher et rien ne justifie à mon avis un tel détour.

C’est mon avis et je le partage !

 
 

 

Lundi  28 octobre

J’ai enfin passé une nuit agréable et je suis un peu plus en forme pour la visite de la ville.

L’incontournable opéra avec son étonnant dôme en tuiles vernissées, l’intérieur est surchargé comme se doit d’être une institution de ce genre au début du 20ème siècle.
 
 
 
 
Quelques rares maisons de la même époque et au bord du fleuve le marché couvert en structures métalliques et pierre de taille, qui nous semble comme neuf et pour cause il a été inauguré il y a 4 jours !

 
 

Grosses pluie, en profitons pour manger un morceau.

Ensuite longue attente dans le hall de l’hôtel car ce soir nous avons encore un de ces fabuleux vol de la TAM : décollage à 1h40 du matin !

 

Mardi 29 octobre

Décollage à l’heure. Trois heures très inconfortables car pas de place pour les jambes, je sors de l’avion avec les genoux qui me font tellement mal que j’ai du mal à marcher.

Taxi pour l’hôtel, mais à 7h du matin pas possible d’avoir une chambre ! Nous réservons pour 9h une visite organisée de Brasilia. Pour faire passer le temps nous prenons notre petit déjeuner.

Brasilia c’est beau ! la ville a beau avoir plus de 50 ans l’architecture d’Oscar Niemeyer reste toujours spectaculaire.

Nous visitons différents monuments dont l’église Don Bosco (pas d’oscar mais quand même superbe)

 
 

Le mémorial de JK (Juscelino Kubitschek le président de la république ayant initié le projet Brasilia) et son diplôme de président de la République !



 

 

La cathédrale
 
 
 
 

Le parlement
 
 

La place des Trois pouvoirs
 
 
 
 

Le palais présidentiel
 
 

Le pont  JK dont les arches enjambent le tablier


Et quelques autres constructions

 

Après midi repos pour moi et visite d’un centre commercial pour les compagnons.
 
 
 
Mercredi 30 octobre
Encore un lever à 3h du matin pour notre vol Brasilia -> Foz de Iguazu avec une escale de 6h dans l’aéroport de Sao Paolo. Pendant une minute plus rien ne fonctionne : coupure de courant !
Nous arrivons simultanément avec deux autres avions et pour décharger tous les bagages il n’y a qu’un seul tapis roulant de 20m de long, belle pagaille.
Ce matin en prenant l’avion nous nous apercevons que dans toutes nos réservations nous avons oublié ce soir ! Pas grave il y a encore des chambres de disponible.
Notre hôtel est décoré pour halloween, ballons oranges et noirs, figurines de sorcières, balais à disposition…
Une grande cour avec une piscine, un aménagement en gros rondins de bois, rustique pour tout dire.
 
 
Allons chercher quelques sous au distributeur qui se trouve dans un supermarché à 200m et dîner au Gaucho : buffet de salades et viandes à la broche à volonté. Excellent et pas cher.
La fièvre est partie, l’appétit revient lentement, j’ai perdu 4 kg ! Tout va bien !
 
Jeudi 31 octobre
Visite des chutes d’Iguazu côté brésilien : une succession de cascades sur plus d’un km
Au bout nous sommes au pied des chutes la vacarme est assourdissant.
 Je vous laisse regarder les photos je ne suis pas assez doué pour pouvoir transcrire par écrit un tel phénomène.
 


 
 

 
Le soir nous cherchons un autre endroit pour manger mais il n’y a rien de folichon dans les environs donc retournons au Gaucho.
 
Vendredi 1er novembre
 
Visite des chutes côté argentin, pour ne pas avoir à galérer avec les bus nous prenons un tour en mini  van qui nous prend complètement en charge même les formalités de passage de la frontière.
Dans le parc nous nous déplaçons avec un petit train
 
et sur des passerelles dans la forêt

 
Nous y rencontrons de nombreux coatis
 
Des arbres étranges
 
Différents points de vues sur les chutes, mais le plus extraordinaire est pour la fin nous marchons sur des passerelles au dessus d’une grande étendue d’eau
 
et soudain nous sommes au milieu d’un cirque où l’eau s’effondre devant nous ! Le tout avec le bruit, les embruns qui montent de cette espèce de grosse marmite d’eau bouillonnante.
Comme pour hier je laisse les photos parler pour moi. Mais c’est encore plus impressionnant que ces images.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
De nombreux papillons agrémentent notre promenade.
 

 
 
 
 
Pour dîner comme nous en avons assez du Gaucho nous faisons quelques courses au super marché et piqueniquons dans une des chambres.
 
Samedi 2 novembre
Si les chutes font la frontière entre le Brésil et l’Argentine il y a un troisième pays ici le Paraguay avec la ville de Vila de Este.
Grosse bourgade dédiée au commerce car c’est une ville franche.
Nous nous y rendons en bus. Le trajet est long car nous ne sommes pas les seuls à vouloir franchir la frontière. Un embouteillage d’une demi heure se forme au niveau du pont qui donne accès à la ville.
Quelques rues à angles droit, de petites échoppes qui vendent de tout : textile, jeux, vêtements de contre façon… ensuite des galeries marchandes avec appareils photos, téléphones, machines à laver…
 
 
La galerie Monalisa est consacré au luxe : toutes les grandes marques de bijoux, parfums, vêtements au même prix qu’en France.
Au bout de 3h nous en avons assez et retournons au Brésil.
S’il y a bien des postes frontières il n’y a aucun contrôle d’identité ! A l’aller comme au retour.
Par contre les bagages eux sont de façon aléatoire vérifiés.
Le soir nouveau piquenique dans la chambre car dehors il y a trop de moustiques.
 
Lundi 3 novembre
Visite d’un parc ornithologique, nous y voyons tout ce que nous n’avons pas vu en Amazonie : toucans, aras, casoars….
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Pour notre dernière soirée nous retournons au Gaucho
 
Mardi 4 novembre




 

 
 

 
 





 

mercredi 24 juillet 2013


Une semaine en Espagne  :
plage, architecture, monument historique et musée.


De Sète, l’Espagne n’est pas loin. mais Saint Jacques de Compostelle en voiture, c’est une autre histoire, une fois regardées les cartes routières, c’est vraiment très loin. Nous nous contenterons de Bilbao, (avec un arrêt en cours de route pour retrouver les enfants de Françoise qui reviennent des Pyrénées).

            En rouge le trajet réalisé (1800 km) en jaune ce que nous avions prévu

Lundi matin nous quittons Sète à sept heures, direction Narbonne, Toulouse (que nous évitons), Pau, Biarritz et arrivée à San Sébastien vers 15h. Nous avons bien roulé, les autoroutes étaient fluides .

Petite difficulté à San Sébastien pour trouver l’hôtel Avenida situé sur les hauteurs et dominant la baie de San Sébastien.


Nous faisons une longue promenade en longeant la plage, beaucoup de baigneurs et quelques belles espagnoles se faisant bronzer seins nus, ce qui étonne Françoise. Je lui rappelle que Franco est mort depuis longtemps !

La ville en elle-même n’a pas un grand intérêt quelques bâtiments fin 19, début 20ème siècle

Le pont Maria Cristina mérite une mention pour ses « colonnes » a l'entrée du pont qui valent bien celles de notre pont Alexandre III.

Nous arrivons enfin dans la vieille ville constituée d'un entrelacs de petites ruelles se coupant à angle droit et qui  le soir se remplissent de monde venu pour déguster les tapas.

Au centre une grande place qui jadis servait d’arène pour les courses de taureaux et dont les fenêtres et balcons servaient de loges, ont peut encore voir les numéros inscrits au-dessus des fenêtres.


Toutes ces visites nous ont rapproché de l’heure de l’apéritif, pour moi ce sera un gin tonic qui est servi dans un grand verre ballon rempli de glace sur laquelle le serveur verse très généreusement le gin pour finir le remplissage avec un peu de Schweppes vu le peu de place qui reste dans le verre.

 

Après cela nous pouvons enfin entamer la soirée tapas, ils seront


nombreux, ce ne sont pas les plus impressionnants qui sont les meilleurs, mais dans chaque bar l’ambiance est chaleureuse et nous passons une agréable soirée. Le retour se fera en taxi, nous n’avons pas le courage de refaire le front de mer et grimper  l’hôtel à pied.



Nous quittons San Sébastien sous un ciel couvert qui va vite se transformer en pluie. La route est belle : elle commence par longer la mer puis serpente entre les montagnes.

Je suis un peu inquiet à l’arrivée sur Bilbao, comment rejoindre le musée sans faire trois fois le tour de la ville et ensuite trouver une place de parking ? Nous prenons la direction centre ville par un tunnel à péage et surprise, lorsque nous débouchons, devant nous, en contre bas : le musée Guggenheim ! Aussi beau que sur les photos, même sous le ciel gris. Deuxième chance un stationnement souterrain à 100 m !


Le musée n’est pas encore ouvert nous en profitons pour prendre un petit déjeuner de pintos (petits sandwichs) à l’omelette ou au jambon.

Nous faisons un tour d’abord dans la vieille ville : de petites ruelles encore peu actives vue l’heure matinale, la gare avec son grand vitrail,

quelques maisons art nouveau
et pour finir l’ancien marché couvert transformé par Stark en galerie marchande : une réussite !
Enfin nous allons découvrir ce qui a fait connaitre Bilbao au monde entier pour autre chose que ses industries marines.

Au fur et à mesure que nous nous en approchons nous sommes pris par ces formes arrondies qui s’emboutent les unes dans les autres sans logique apparente.
A l’intérieur tout est organisé autour d’un atrium de plus de 50 m de haut, nous passons de salles en salles par des passerelles jetées au dessus du vide. C’est très beau.
En revanche, nous somme déçus par le peu d’intérêt que suscite le peu d’œuvres constituées par les collections permanentes. Manque de chance ! l’exposition temporaire sur l’art en guerre en France, était au musée d’art moderne au printemps dernier. Elle ne nous avait pas vraiment emballée à Paris déjà.
Une grande salle est consacrée à des sculptures monumentales en acier
Conclusion : architecture impressionnante mais contenu inintéressant.

Nous reprenons la route pour Pamplune, ville étape sur le chemin de Compostelle lors de mon périple il y a 2 ans.
Françoise a réservé une chambre à l’hôtel Porta des Camino dans la vieille ville. Après plus d’une demi heure  à tourner en rond sans parvenir à s’approcher de la calle de 2 de Mayo car les rues sont toutes en sens interdit et jamais dans celui que nous voulons prendre ! Je me gare dans un parking souterrain plaza del Castillo

Nous sommes à 300m de l’hôtel mais nous n’y serions jamais arrivé avec la voiture 
Belles chambre, personnel accueillant, tout pour plaire !

Promenade en ville : d’abord le trajet que prennent les taureaux quand ils sont lâchés dans les rues, la cathédrale
la mairie,
les arènes et la fameuse sculpture représentant cette course folle dans la ville.

Tout cela laisse le temps à Françoise de faire les boutiques, aux prix espagnols, en période de solde !

Soirée tapas que nous abrégeons quand nous voyons les nuages noirs qui arrivent. Nous arrivons à l’hôtel juste avant des trombes d’eau..



Aujourd’hui nous devons retrouver Paul le petit fils de Françoise, et ses parents, mais avant nous voulons visiter le monastère de San Juan de la Pena. Nous nous trouvons sur une autoroute qui n’est sur aucune carte même les plus récentes, elle est toute neuve, c’est peut être pour cela qu’il  n’y a aucune circulation ! Nous longeons une grand lac dans un paysage de collines vertes.

Nous faisons une première halte à Santa Cruz de la Seros petit village de vieilles maisons construites en grosses pierres entourant une église romane. De là part une route de 7 km de virages pour arriver au monastère. Nous passons d’abord devant un ensemble de constructions blotties sous une avancée de la falaise, mais nous ne pouvons pas nous y arrêter, 2 km plus loin un grand bâtiment et un parking aménagé dans les bois. Nous nous dirigeons vers le monastère tout en briques rouges. Nous traversons des couloirs sans fin superbement aménagés (très modernes) mais pas de cloitre ni de vieilles pierres ! Il s’agit en fait d’un monatère en ruines qui a été reconstruit pour servir de salles de conférences. Même l’église ne se visite pas.

A l’accueil la charmante hôtesse nous dit qu’il faut rejoindre l’ancien  monastère, c’est à 10-15 mn à pied par un sentier de mule, ou en bus dont le prix est compris dans le billet d’entrée. Nous prenons l’option marche cela nous ferra du bien après toutes ces heures de voiture. Encore faut-il trouver le chemin !

Au bout d’une heure entre champs et foret nous ne savons toujours pas où est le sentier ! Aucune signalisation et celle que nous trouvons nous embrouille plus qu’autre chose !

Pendant ce temps le fils de Françoise lui avance et se trouve plus qu’à quelques km de notre point de rendez vous !

Nous décidons d’arrêter notre recherche et de rejoindre Jaca le plus vite possible.

En quittant le parking un choix de route se présente : celle par laquelle nous sommes arrivé ou une autre de quelques km de plus. Nous choisissons cette dernière option histoire de voir un autre paysage.

Très mauvais choix. Au lieu de 7 km de virages nous en faisons 25 ! Mais que de beaux paysages !

Enfin Jaca. Nous nous retrouvons devant l’église et déjeunons sur place. La ville nous est sympathique nous décidons d’y dormir ce soir.

L’après midi nous retournons au monastère, mais cette fois nous prenons le bus ! En 3mn nous sommes devant le vieux
monastère vu le matin : une église, des cellules de moines et un extraordinaire cloitre du XIème, le tout sous un surplomb de roches.

Fin de journée à visiter Jaca et ses boutiques, découverte pour Françoise du Pacharan boisson locale à basse de prunelles macérées dans de l’alcool anisé. Nous en essayons plusieurs qui ne serons pas aussi bon que le premier. (a boire sur place et ne pas exporter !)

Pour le dîner repas gastronomique dans le restaurant de l’hôtel. Nous l’accompagnons d’une bouteille de Rioja.

Nuit difficile car Pacharan + Rioja ça tape !


Nous partons ce matin pour le canyon  d’Anislo, la route est agréable nous longeons les Pyrénées sur le droite. Certains sommet sont encore enneigés. La route devient de plus en plus étroite pour finir même en sens unique pour les 10 km de la gorge. (heureusement !)

C’est vraiment impressionnant : des falaises de plusieurs centaines de mètres de haut, avec une importante végétation qui arrive à s’accrocher aux moindres recoins.

Nous trouvons régulièrement des aires pour arrêter la voiture et admirer les gorges à pied pour prendre des photos. Pendant un moment nous suivons un véhicule dont le conducteur fait des haltes au « milieu » de la route pour faire ses photos. Le paysage est suffisamment beau pour que nous profitions également de ces arrêts. De toute façon il y a très peu de voitures et elles sont toutes là pour la même raison.

Nous avons ensuite une longue route pour arriver à notre étape du soir : Sue de Urgel, ex coprince d’Andorre avec le président de la république française.

Pour finir en beauté nous prenons une chambre au Paradores local, grand bâtiment moderne construit autour d’un ancien cloitre.

La ville est tristounette à part l’église et le musée attenant. Le soir dîner dans un restaurant local où la serveuse parle un espagnol peu compréhensible, mais dont le décolleté permet d’améliorer l’ambiance : tout à fait remarquable, généreux sans excès, bien mis en valeur grâce à la coupe de la robe…

Enfin difficile de la regarder droit dans les yeux ! Ce qui serait dommage !

Nous finissons la soirée en profitant de l’agréable cloitre de l’hôtel et des colonnes qui nous entourent.


Un des buts de ce voyage en Espagne est de nous approvisionner en huiles d’olives de variétés : piqual, arbequina, ojiblanca… et de sacs poubelles parfumés à la lavande ( ??) une jardinerie éventuellement pour rapporter à nos amis Salvador des semences de « grama » un gazon très rustique pour leur jardin.

Pour les sacs poubelle c’est fait mais nous avons surtout été dans des petites villes où il n’y avait pas de grands centre commerciaux.

Par chance juste avant la frontière nous trouvons un Carrefour, nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls français dans le magasin ! Mais pas de Vilmorin local !

Nous franchissons la frontière avec 12 litres d’huile et autant de rouleaux de sacs poubelle, la tête des douaniers s’ils tombent là-dessus !

Nous rentrons en France par Bourg Madame où commence une interminable descente sur une route qui ne permet aucun dépassement. Heureusement nous sommes dans le sens de la descente et même les camions roulent vite. Nous croisons le train Jaune qui serpente dans des paysages sauvages. Nous nous promettons de le prendre un de ces jours.

Notre entrée en France par cette route était motivée par notre envie de nous rendre à Céret, où chaque année est organisées d’intéressantes expositions.

Si la ville est toujours aussi agréable, nous sommes très déçus par l’exposition : des briques creuses et des poteries non séchés qui sont écrasées les unes contre les autres !

Nous retrouvons Sète avec plaisir