mardi 7 décembre 2010

Phnom Penh -> Kampot

Nous passons le dimanche à Phnom Penh, le matin longue promenade jusqu’au musée Tuol Sleng, c’est un lycée des années 60 qui pendant la période khmers rouges a été un centre de détentions et de tortures. Je l’avais visité lors de mon précédent voyages, ni Hélène ni Jo n’avaient envie de faire ce voyage dans l’horreur. Nous avons continué jusqu’au « marché Russe » dédié principalement aux touristes.
L’après midi nous nous promenons en ville en essayant d’éviter les averses qui tombent régulièrement.
Nous avons l’impression de trainer pour passer le temps, tout ce qui était à voir nous l’avons vu. Nous attendons d’être demain pour découvrir le sud.
Lundi matin nous prenons le bus pour Kampot le trajet de 150 Km doit durer 2 à 3h. Nous mettrons    5 h pour arriver dans une ville sans intérêt.
Le vieux pont en très mauvais état
Le wunder bar !

Un cinéma abandonné
 Voilà comment Kampot nous apparait !
 Nous pensions y rester 2-3 jours mais nous sommes tellement déçus que nous décidons de faire demain une excursion dans les alentours et de partir aussitôt à Sihanoukville. Nous envisageons même si nous ne nous y plaisions pas, d’abréger notre présence au Cambodge et de prendre 2-3 jours de repos sur une île thaïlandaise Ko Chang sans doute.
Une fin de séjour un peu triste.

dimanche 5 décembre 2010

Retour à Phnom Penh

 Cinq heures de bus à travers la campagne et les rizières pour arriver à Phnom Penh.
Nous faisons la connaissance d’une italienne qui a visité au nord d’Angkor la rivière aux 1000 lingas, nous regrettons vivement de ne pas y avoir été, ce sera l’occasion d’un autre voyage !
Hélène en profite pour pratiquer la langue de Dante.
Nous trouvons un hôtel au bord du Mékong. Le surcoût pour avoir la vue sur le fleuve est trop important, nous nous contentons de chambres sur l’arrière.
Nous profitons de la lumière du jour déclinant pour visiter le palais royal et la pagode d’argent dont le sol est couvert de 5000 plaques d’un kilo de ce métal.
Nous pensons souvent à nos amis en France pris dans la neige et le froid.
Ici la température est plus basse depuis 2-3 jours, ce qui rend les promenades et visites plus agréables

vendredi 3 décembre 2010

Le « train de bambou »

A quelques Km de la ville se trouve une étrange gare celle des « bambou train » qui circulent sur la voie de chemin de fer abandonnée qui reliait Phnom Penh à Battambang

Pour faire un bambou train il faut :

Deux essieux

Un chassis en bambou
 
Un moteur
 
De l'essence pas de Coca Cola !
 
Un conducteur

Et c'est parti pour l'aventure !
 Nous roulons sur des rails mal accordés, bombés, en  zig-zag, nous sommes secoués à chaque changement de rail le tout à près de 40 Km/h.


C'est la première fois que je vois des parallèles aussi tordues !
Drôles de parallèles !
Comme il n’y a qu’une seule voie, quand deux « bambou train » se croisent, celui qui est le moins chargé est démonté, les pièces déposées sur le bas côté et remonté après le passage du train venant en sens contraire
Démontage


Avec Jo nous aidons à la manœuvre

Nous continuons notre matinée par des visites plus culturelles mais pas moins dangereuses
Sur le chemin du retour Hélène nous présente sa nouvelle coiffure spécial tuk-tuk !

Journée de navigation


Pour rejoindre Battambang nous prenons le bateau
C’est spartiate, pas trop bruyant et cela nous permet de voir la vie sur le lac et la rivière que nous remontons pour rejoindre notre destination.

Notre navigation est très variée, le lac plat et de l’eau à perte de vue,  des murs de végétation entre lesquels notre bateau doit se frayer un difficile passage,  l’eau couverte de jacinthes d’eau, des villages flottants…

Nous mettrons 7h30 pour arriver à Battambang. Car nous avons fait de nombreux arrêts, pour prendre ou déposer des passagers, pour nettoyer l’hélice qui s’était prise dans la végétation…
 
Mais ce qui nous retarde le plus se sont les filets qui sont déposés tout au long de la rivière et qui obligent notre capitaine à slalomer entre des alignements de bouteilles plastiques qui servent de flotteurs aux filets.

Découverte de Battambang un peu décevante car la ville est réputée pour ses bâtiments coloniaux, Le marché couvert est superbe :
 Les maisons particulières auraient besoin d’une mise en valeur


comme celle de la banque  nationale.

jeudi 2 décembre 2010

Où les touristes sont maintenus éloignés des apsaras (nymphes célestes)

Pas de lever aux aurores car nous allons visiter deux sites éloignés et donc moins visités.
Les Roluos trois temples pré-ankoriens d’un intérêt moyens.


Ensuite une heure et demi de tuk-tuk pour arriver au Banteay Srei, petit ensemble de constructions en grès ocre dont toutes les surfaces sont finement sculptées.

 C’est ici que qu’André Malraux avait volé des représentations d’apsaras (c’était un homme qui aimait les belles choses !)


Hélas le bâtiment central n’est plus accessible et l’on ne peut plus voir les œuvres d’arts qu’à distance.

Je suis venu ici il y 16 ans, pour découvrir cette merveille, ils nous avaient été nécessaire de demander (contre payement) une escorte armée et pendant toute la visite nous avions été entouré d’hommes en armes. Quand nous avons rempli le cahier des visiteurs, nous étions les premiers visiteur depuis une semaine ! Cela a bien changé !
Nous rentrons en ville et faisons nos adieux à notre sympathique conducteur de tuk-tuk.

Nous visitons le musée national très beau mais aussi très cher : 12 $
En cours de route rencontre avec des bonzes

A notre arrivée nous n’avions pas aimé Siem Reap, entre temps nous avons découvert un bar servant des margaritas glacées que nous dégustons avec des oignons frits un délice !

Quelques vues des rues pour touristes le soir




mercredi 1 décembre 2010

Le Petit circuit

Afin de visiter les temples du « petit circuit » c'est-à-dire les plus importants, nous avons bien étudié les guides touristiques afin d’éviter le plus possible la foule.
Donc levés à 5h30 pour être une heure plus tard devant le Bayon, effectivement nous sommes seuls.
Il a plu une bonne partie de la nuit et le ciel est encore couvert de gros nuages nous n’aurons pas de soleil pour les photos.
Le temple est couvert de tours qui chacune sont ornées sur chaque face d’un visage.
C’est impressionnant de se trouver sous le regard de toutes ces effigies !

Nous avons encore la chance de pouvoir visiter plusieurs sites sans trop de touristes.





Arrivé au Ta Prom connu pour les grosses racines de fromagers qui enserrent  les ruines : une foule compacte  se bouscule pour pouvoir se faire photographier devant les entrelacs de racines.




L’effet néfaste du tourisme de masse ! Dépêchez vous de visiter les monuments avant qu’ils ne soient trop connus !

Nous déjeunons tôt afin de pouvoir visiter Angkok vat le temple montagne au moment ou les autres touristes mangent. Nous avons eu raison, peu de monde et nous avons pu admirer les 800m de fresques sans bousculade.




Quand nous quittons l’endroit vers 15h les cars commencent à déverser leurs hordes des visiteurs.

Puisque je parle des visites je dois aussi parler de tous les vendeurs, conducteurs de tuc-tuc, enfants vendant des cartes postales… Il ne sont pas collants et ne vous présentent généralement qu’une fois ce qu’ils ont à vous proposer, mais ces sollicitations répétées des centaines de fois à chaque visite deviennent vite désagréables.

Le soir nous mangeons dans un restaurant qui est en même temps une école de formation en hôtellerie et restauration pour enfants défavorisés.
Le service un peu lent, est très bien fait avec sourire et application.

Je remarque qu’ici comme en France il devient pratiquement impossible d’acheter quelque chose sans être obligé de faire une bonne action : manger pour former les enfants, ou soutenir un orphelinat, acheter du café Max Havelar et dernièrement en France c’est une vaccination que vous offrez pour chaque paquet de couches acheté !
Je suis un peu dur dans ce commentaire mais je ressens ce charité-marketing comme la recherche d’une constante culpabilisation et je ne me sens pas coupable !

Pour finir une scène vue sur la route